Dr Bahaa Helmy écrit : changer le système des examens des diplômes techniques… une nécessité au temps du coronavirus

Le Haut Comité des examens des diplômes techniques (industriel, agricole, commercial) gère les examens des diplômes dans l’ensemble du pays par l’intermédiaire de comités régionaux dans les secteurs géographiques, chacun couvrant plusieurs gouvernorats. Le comité d’administration se charge d’affecter les enseignants à la surveillance des examens (« présidents des comités et leurs adjoints, contrôleurs et surveillants »), tandis que le comité d’organisation et de contrôle (le « contrôle ») assure la correction et l’enregistrement des notes. Les comités d’hébergement fournissent un logement pour la nuit aux enseignants et au personnel détachés auprès des différents comités, et le comité de distribution est chargé de transporter et de distribuer les sujets d’examen dans toute la République au moyen de véhicules dédiés escortés par des forces de police, qui rapportent ensuite chaque jour les copies au contrôle. Le coût financier de ces opérations est estimé à des centaines de millions de livres par an, entre primes des comités, hébergement, transport, sécurisation, surveillance, correction, personnel administratif et ouvriers des différents comités d’examen. Toutefois, compte tenu de la situation sanitaire et des mesures de prévention requises contre le coronavirus, nous présentons un nouveau plan pour le système des examens des diplômes techniques de cette année, adapté à la situation actuelle et reposant sur quatre axes principaux, à savoir : Le premier : transférer la compétence des comités d’administration en matière de mise à disposition des écoles, des surveillants et des contrôleurs pour les comités d’examen à des comités d’administration constitués dans les écoles en coordination avec les directions de l’enseignement, les enseignants étant désignés dans la ville même où se trouve l’école, afin d’éviter les déplacements, de limiter les risques de contagion et d’économiser les indemnités de déplacement. Le deuxième axe : les sujets des examens des diplômes techniques sont établis au niveau de chaque gouvernorat, comme pour le certificat d’études préparatoires, afin de réduire les risques liés au transport des sujets et des copies entre les gouvernorats, de décharger les services de sécurité du fardeau de la sécurisation de leur transport et de réaliser des économies. Le troisième axe : la correction des copies par le contrôle de l’école, sous la supervision d’éléments remarquables, compétents et transparents, selon le système appliqué pour les années de passage dans ces mêmes écoles, les relevés de résultats étant envoyés aux secteurs principaux pour la délivrance des diplômes, sous le suivi et le contrôle des comités principaux d’organisation et de contrôle. Le quatrième axe : la possibilité de consacrer deux jours par semaine aux examens de chaque diplôme technique, à tour de rôle, afin de réduire le nombre d’élèves et de personnels ainsi que le nombre de médecins et d’infirmiers qui seraient nécessaires pour chaque comité si les examens des diplômes avaient lieu en même temps, tout en permettant de corriger les copies et d’enregistrer les notes de chaque diplôme technique séparément les jours sans examen dans la spécialité, ce qui accélérerait le travail et ferait gagner du temps. Quant aux objectifs du plan, ils consistent à supprimer l’hébergement et à limiter les rassemblements et les déplacements en application des mesures de prévention, et à économiser les dépenses exorbitantes des comités d’administration, d’organisation et de contrôle, de distribution et d’hébergement, les sommes économisées devant être affectées à l’avenir aux éléments du développement de l’enseignement technique. Ajoutons à cela que la mise en œuvre de ce plan et la suppression des comités susmentionnés et de leurs opérations tentaculaires constitueraient la première pierre dans la lutte contre les intérêts particuliers et les profiteurs qui ont contribué à former des générations de jeunes analphabètes et chômeurs, incapables de lire ou d’écrire. C’est une occasion formidable de lever les obstacles, de faire face aux opposants au changement et de se lancer dans le développement du système d’enseignement technique en Égypte en s’appuyant sur le savoir, une bonne planification et l’ancrage des principes et valeurs nationaux et de la transparence. Nous espérons voir nos enfants, les jeunes titulaires des diplômes techniques, à un niveau technique convenable, adapté aux besoins du marché du travail, et maîtrisant la lecture et l’écriture afin de développer leurs compétences professionnelles.... À suivre






