Dr Bahaa Helmy
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Articles de presse

Dr Bahaa Helmy écrit : L'usage des réseaux sociaux au volant, un danger imminent (2e partie)

Dr Bahaa Helmy écrit : L'usage des réseaux sociaux au volant, un danger imminent (2e partie)

L'usage du téléphone portable au volant ralentit les réactions (notamment la réaction de freinage ainsi que la réaction aux feux de signalisation) et nuit à la capacité de rester dans la bonne voie et de maintenir une distance de sécurité entre les voitures. Ajoutons que les téléphones utilisables sans être tenus en main ne sont pas plus sûrs que les téléphones tenus en main, et que la rédaction de SMS augmente considérablement le risque d'accident. L'État a déployé d'immenses efforts dans le domaine des routes et des règles de sécurité, en tant qu'infrastructures sûres, outre l'importance de ces routes pour l'investissement, et les a dotées de trottoirs, de voies réservées aux cyclistes et aux motocyclistes, de passages sécurisés, d'une gestion de la vitesse sur les routes, de panneaux, d'aires de stationnement et d'autres mesures. Nous devons reconnaître notre responsabilité, en tant qu'individus et conducteurs, de nous engager à ne pas utiliser le téléphone portable pour parler ou consulter les réseaux sociaux au volant, car c'est un danger imminent. On ne peut s'en remettre aux forces de l'ordre et à la police de la circulation, ni leur faire porter le fardeau du contrôle de ces comportements, sans que chaque conducteur définisse et assume ses responsabilités, ses devoirs et sa conduite, et s'engage à respecter l'État de droit et les règles en vigueur afin de préserver sa vie et celle des autres. Les causes du problème de la circulation, qui se complique d'année en année en Égypte, sont connues ; on ne peut réguler la circulation en comptant sur la présence d'agents à chaque endroit ou à chaque feu, ou [compte tenu de] l'absence d'espace pour s'arrêter sur le bas-côté afin d'utiliser son téléphone, par exemple — ce qui n'exonère pas les autorités compétentes en matière de circulation de leur responsabilité. Mais les différents pays du monde s'appuient sur la signalisation électronique ou la surveillance aérienne, ainsi que sur la culture des citoyens et leur degré de conscience de leurs responsabilités et des risques auxquels piétons et conducteurs peuvent être exposés en cas d'infraction ; et la gestion des systèmes de circulation repose sur des caméras reliées à des systèmes de contrôle et de suivi à l'échelle nationale, ce qui est actuellement mis en œuvre dans certains quartiers et villes d'Égypte. Le danger de l'usage du téléphone portable au volant apparaît clairement, de même que l'importance de trouver les meilleures solutions pour traiter de tels phénomènes négatifs croissants, à la lumière de l'énorme évolution technologique des télécommunications et de la communication, qui présente autant d'avantages que d'inconvénients, ce qui impose de tirer les leçons de l'expérience pour remédier aux effets et aux habitudes négatives acquises tout en maximisant les aspects positifs. La solution à ce phénomène peut reposer sur trois axes principaux menés en parallèle. Le premier axe consiste à adopter une législation plus sévère à l'égard des erreurs du facteur humain, en particulier l'usage du téléphone portable sans oreillette connectée à distance, en plus des autres infractions liées aux excès de vitesse et autres, afin de limiter et d'éliminer ce phénomène et ses dangers et d'avancer dans la réduction du nombre d'accidents en Égypte. Le deuxième axe porte sur l'importance de mener des études scientifiques de terrain en unissant les efforts des organismes concernés, tels que « l'Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques, la Sécurité publique, la Circulation et l'État civil, et le ministère de la Santé », et tout autre organisme pouvant y être associé, afin de recenser et d'identifier les erreurs humaines les plus courantes dans la conduite automobile et d'établir les cadres et les mesures nécessaires pour y remédier ; on peut faire appel à certaines organisations internationales pour soutenir financièrement et techniquement de telles études, afin d'économiser du temps et de l'argent, en accord avec la science et la vision d'avenir de l'Égypte et conformément à l'intérêt général et à la sécurité nationale. Le troisième axe est le rôle des médias dans la formation et le développement de la conscience des citoyens, des conducteurs et des piétons quant aux règles de sécurité routière, à la manière de se comporter face aux feux de signalisation et aux zones de ralentissement près des écoles, des hôpitaux et des divers rassemblements, aux couloirs de circulation, aux ambulances, aux véhicules de pompiers et de secours, aux cas d'évacuation des routes et des ponts et aux autres moyens de sûreté et de sécurité, en coordination avec les ministères concernés, pour diffuser cette conscience afin d'ancrer la culture de l'État de droit et la connaissance des devoirs et des droits, dès l'école et l'université, dans les centres de jeunesse, les clubs et les lieux de culte, et diffuser cette culture sur les sites de communication électronique, en présentant des exemples d'erreurs personnelles commises par les conducteurs et en les comparant à des exemples de comportements positifs et corrects à suivre ou à adopter, afin d'en tirer le plus grand profit possible