Dr Bahaa Helmy écrit : Le 25 janvier, fête de la police égyptienne

Le 25 janvier de chaque année, l'Égypte célèbre l'anniversaire de la fierté, de la dignité et du patriotisme, l'anniversaire de la 68e fête de la police ; c'est un jour gravé dans la mémoire des Égyptiens.
Le jour où les hommes de la police ont inscrit leurs noms, leur héroïsme et leurs sacrifices à Ismaïlia dans le registre de l'histoire de la nation face à la Grande-Bretagne. Ce jour-là, les policiers ont incarné les plus hautes valeurs du patriotisme, de la solidarité entre la police et le peuple et de la fidélité à la mission jusqu'au sacrifice, avec fierté et dignité, face au colonialisme et à l'arrogance britannique, au point de mériter le salut militaire de l'ennemi. Le salut militaire du général Exham aux hommes de la police égyptienne, après leur refus de l'ordre de quitter le siège du gouvernorat, et la chute de 50 martyrs et 80 blessés, n'étaient rien d'autre qu'une reconnaissance et un hommage au courage et au patriotisme de la police et du peuple égyptiens. Le fait que le général anglais et ses troupes se soient alignés pour saluer les policiers à leur sortie du siège du gouvernorat, et qu'il ait informé l'officier de liaison égyptien que les policiers s'étaient battus avec honneur et s'étaient rendus avec honneur, signifie la défaite des Anglais. Les forces de la Grande-Bretagne, qui se vantaient de leur puissance et de leurs victoires, se sont trouvées face au spectacle de policiers défendant, de leur vie avant leurs simples fusils, l'intérêt de la patrie et la décision nationale face aux chars et aux blindés, pour se convaincre que la police et la volonté égyptienne ne tomberaient jamais. Malheureusement, la confrérie terroriste, soutenue par certains États qui ont conspiré contre l'Égypte, a tenté de plaquer [son complot] sur la fête de la police le 25 janvier 2011, parce que c'est un jour immortel et un symbole d'abnégation et de sacrifice face aux Anglais à cette époque. Le choix du 25 janvier par la confrérie terroriste, qui s'est cachée derrière des jeunes de bonne foi, pour lancer l'exécution du complot visait à effacer la honte et à occulter les faits historiques qui poursuivent les Anglais et leur usage de la force brutale contre les policiers égyptiens à Ismaïlia, qui ont accompli les plus beaux actes d'héroïsme avec détermination et dévouement pour défendre l'Égypte. Le complot de la confrérie terroriste, planifié de longues années avant qu'Obama ne vienne prononcer son célèbre discours à l'université du Caire en annonçant que le point de départ serait l'Égypte, témoigne de la trahison de la patrie par les Frères musulmans. De même, les procès intentés aux responsables de la sécurité et aux jeunes officiers, les tentatives d'infiltrer et de diviser la police à travers ce que l'on a appelé les coalitions et les officiers salafistes, et la nomination d'un représentant des Frères musulmans pour superviser le ministère de l'Intérieur étaient des tentatives de briser la volonté de la police égyptienne et d'effacer les traces de son héroïsme et de ses sacrifices dans l'histoire et dans la mémoire de la nation — à l'image de ce qui s'est passé en Irak, avec la destruction délibérée de son patrimoine et de ses monuments historiques et la tentative de changer sa géographie et de diviser son peuple après le pillage de ses musées, la destruction des antiquités et la propagation d'une culture de la violence et du chaos ; et certaines de ces scènes se sont répétées en Syrie. Les tentatives d'attaque contre le Musée égyptien et l'incendie de l'Institut d'Égypte étaient une tentative de porter atteinte à l'histoire et à la civilisation de l'Égypte et à la lutte de son peuple et de sa police contre les Anglais après l'abrogation du traité de 1936, qui accordait à la Grande-Bretagne des privilèges et des exemptions particuliers. C'est ce qui a conduit le ministre britannique des Affaires étrangères de l'époque à déclarer que la Grande-Bretagne répondrait à la force par la force pour maintenir ses troupes dans la zone du canal de Suez et qu'il ne serait pas permis à l'Égypte de déchirer le traité, selon ses termes, ajoutant que l'évacuation des Anglais serait un coup plus grave et plus humiliant pour la dignité de la Grande-Bretagne. L'héroïsme et les sacrifices de la police à Ismaïlia ont alors été l'étincelle de la révolution du 23 juillet. Les vaillantes forces armées égyptiennes étaient prêtes et parées en 2011 pour faire face aux dangers qui se profilaient alors à l'horizon, parce que les dirigeants égyptiens n'avaient pas su lire ni comprendre les signaux d'alerte. La solidarité des forces armées, de la police et du peuple lors de la révolution du 30 juin est une exaltation des valeurs du patriotisme et de la préservation de la patrie, de son histoire et de sa civilisation plusieurs fois millénaire, afin qu'elle soit une dure leçon pour tout traître ayant conspiré contre l'Égypte et un modèle unique d'un peuple authentique. La police égyptienne est revenue au premier plan, en coordination avec les forces armées et avec le soutien populaire, face au terrorisme et à la violence de la confrérie terroriste, ce qui a entraîné, de 2011 à aujourd'hui, la mort en martyrs d'un nombre de policiers supérieur au nombre de martyrs de la police depuis l'époque de la Nizarat al-Dakhiliya (département de l'Intérieur) en 1857. La célébration de la fête de la police égyptienne par les dirigeants politiques est un hommage du peuple et du gouvernement. Salut donc à la mère égyptienne, et salut aux dirigeants politiques et à nos forces armées à l'occasion du 25 janvier, fête de la police, qui n'est pas tombée et ne tombera jamais. Nous devons dévoiler les faits et les dimensions des complots de la confrérie terroriste et des États qui la soutiennent et la financent en développant la conscience nationale — et nous y reviendrons.
