Dr Bahaa Helmy écrit : le jour de la délivrance

L’histoire a commencé le 25 janvier 2011 par un élan populaire et un rôle de premier plan joué par des jeunes tournés vers un avenir radieux et aspirant au pain, à la liberté et à la justice sociale.
Mais la confrérie terroriste avait une autre vision et d’autres objectifs, car elle y voyait une occasion en or de réaliser son rêve historique de prendre le pouvoir ; ses membres se sont alliés aux forces révolutionnaires et se sont fondus dans les événements, et le 28 janvier a été l’annonce du mode de gouvernement des Frères musulmans.
Beaucoup de citoyens n’ont pas compris que la préparation et l’exécution des événements du « vendredi de la colère » seraient la méthode et l’idéologie de la confrérie tout au long de son histoire depuis que la Grande-Bretagne l’a créée.
Ils ont gouverné le pays et conspiré contre les intérêts de la nation et des citoyens, et ont annoncé qu’ils resteraient au pouvoir 500 ans ; le peuple a connu toutes les formes de souffrance à tous les niveaux, qu’il s’agisse de la dégradation des services et des équipements publics et de la pénurie de carburant, des crises quotidiennes et de l’incapacité à assurer les besoins essentiels des citoyens, ou de l’approche d’exclusion de la confrérie, qui a renié ses engagements et multiplié les injustices.
Les Égyptiens se sont convaincus de l’échec de la confrérie à gérer le pays, et que sa première préoccupation était de réaliser ses espoirs cachés et ses agendas secrets, de chercher à diviser le pays et de commencer à former et à entraîner des milices sur le modèle des Gardiens de la révolution en Iran, et en coordination avec eux, pour protéger la confrérie, frapper les institutions nationales, semer la discorde et attiser les conflits internes, au moment même où leur président de l’époque publiait leur déclaration constitutionnelle tyrannique en novembre 2012.
La confrérie s’est appuyée sur la démonstration de force et sur la construction d’une alliance entre elle et les takfiristes, les extrémistes, les ravisseurs et les groupes terroristes pour mettre en œuvre sa stratégie, et sur le recours à la violence et à la torture face aux protestations des forces politiques et pour terroriser les citoyens.
Puis la délivrance est venue le 30 juin 2013, le jour où le peuple a décidé de reprendre l’Égypte comme patrie de ses enfants et non de « la famille et du clan », comme l’annonçait la confrérie lorsqu’elle gouvernait le pays.
Les Égyptiens se sont rassemblés sur les places d’Égypte dans un événement qui a ébloui le monde entier : la grand-mère aux côtés du grand-père et de leurs petits-enfants, la femme aux côtés de l’homme et de leurs enfants, les jeunes, garçons et filles, brandissant le drapeau égyptien et scandant « le peuple, l’armée et la police ne font qu’un », unis comme un seul homme face à l’injustice de la confrérie. Les citoyens scandaient « À bas le pouvoir du Guide, l’Égypte se perd, ô Badie ».
Les membres de la confrérie terroriste se sont accrochés à leur fausse légitimité et ont mobilisé leurs adeptes, leurs partisans et quelques personnes abusées, moyennant un salaire journalier et un repas, pratiquant le « djihad du sexe », le meurtre et toutes les formes de violence contre quiconque n’était pas de leur avis, à la manière de Daech, avant que l’humanité et les religions révélées ne les rejettent.
La confrérie répétait à ses partisans des slogans creux, des chants mensongers et des menaces de mettre le feu au pays et à ses habitants, et refusait les efforts nationaux et les initiatives internationales visant à la faire se plier à la volonté du peuple, dans toutes ses composantes, et des institutions sécuritaires de l’État, qui ont pris son parti et se sont engagées à protéger la terre et le peuple d’Égypte et à garantir ses aspirations.
Le peuple a demandé à ses enfants de l’armée, de la police et de la magistrature d’appliquer sans tarder l’état de droit et de faire face aux violations de la loi et de l’humanité commises par la confrérie terroriste et à sa trahison de la confiance, de la conscience et de l’honneur.
Les citoyens, toutes les composantes et tous les représentants de la société et les forces politiques ont insisté pour demander au chef de l’armée de l’époque, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, de se porter candidat pour assumer la responsabilité, assurer la sécurité et la protection matérielle et morale, protéger le pays et réaliser le développement économique pour les générations futures.
Depuis qu’il a pris ses fonctions, la roue du développement et de la modernisation s’est mise en marche pour couvrir tous les domaines, et des réalisations sans précédent et continues ont été accomplies, suscitant l’étonnement et la perplexité du monde quant à ce qui se fait, comment et avec quels moyens.
Hommage donc aux dirigeants et aux Égyptiens, qui ont donné les plus beaux exemples dans la défense de la patrie, de la civilisation, de l’histoire et de l’avenir de leurs enfants, avec un esprit et un sens patriotiques purement égyptiens. J’ai eu l’honneur d’être chargé du suivi et d’être témoin de ces événements.
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