Dr Bahaa Helmy
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Dr Bahaa Helmy écrit : protéger les antiquités relève de la sécurité nationale

Dr Bahaa Helmy écrit : protéger les antiquités relève de la sécurité nationale

La Constitution consacre l’engagement de l’État à préserver l’identité culturelle et ses divers apports civilisationnels, et à protéger le patrimoine civilisationnel, culturel, matériel et immatériel de l’Égypte dans toute sa diversité et dans ses périodes pharaonique, copte et islamique, en tant que trésor national et humain.

L’État s’engage à le préserver et à l’entretenir, ainsi que le fonds culturel contemporain architectural, littéraire et artistique sous ses diverses formes, et toute atteinte à l’un d’eux est un crime puni par la loi.

L’État s’engage à préserver l’identité nationale, à lutter contre la corruption et à préserver les deniers publics.

La Constitution oblige aussi l’État à protéger et à préserver les antiquités, à prendre soin de leurs sites, à les entretenir et à les restaurer, à récupérer celles qui ont été spoliées, et à réglementer et superviser les fouilles ; il est interdit d’en offrir ou d’en échanger aucune, et leur dégradation ou leur commerce est un crime imprescriptible.

L’État s’engage à un système économique fondé sur les normes de transparence et de gouvernance, et il doit protéger les activités économiques productives, de services et d’information en tant que composantes essentielles de l’économie nationale, et lutter contre le blanchiment d’argent.

La Constitution dispose que la préservation de la sécurité nationale est un devoir, que l’engagement de tous à la respecter est une responsabilité nationale garantie par la loi, et que la défense de la patrie et la protection de son territoire sont un honneur et un devoir sacré.

La loi sur la protection des antiquités dispose que toutes les antiquités immobilières et mobilières font partie du domaine public, et elle interdit le commerce des antiquités. En outre, le législateur a ajouté les crimes visant les antiquités aux infractions de blanchiment d’argent.

La loi punit tout acte incriminé, comme la contrebande d’antiquités, leur démolition ou leur destruction, les fouilles visant à les obtenir, leur possession, leur détention ou leur vente, ou le vol d’une antiquité ou d’une partie d’une antiquité appartenant à l’État, de la réclusion à perpétuité et d’une amende d’un à dix millions de livres.

Est puni quiconque, même à l’étranger, constitue, dirige, participe à la direction ou à l’organisation d’une bande, ou y adhère, lorsque celle-ci a pour but la contrebande ou le vol d’antiquités, et ces crimes sont imprescriptibles.

Le législateur a donné au procureur général le droit de saisir les fonds suspects (de blanchiment) et d’interdire d’en disposer, et a donné au tribunal le droit, en cas de condamnation, de confisquer la totalité de ces fonds.

Les crimes visant les antiquités sont donc un crime contre la sécurité nationale, qui porte atteinte à la richesse nationale et au patrimoine civilisationnel et culturel du peuple et de la nation, en plus d’être un crime de blanchiment qui se répercute négativement sur l’économie nationale. C’est aussi un crime qui porte atteinte à l’honneur et à la dignité.

C’est pourquoi nous appelons le législateur égyptien à revoir et à alourdir les peines contre quiconque touche à nos antiquités et à l’histoire, à la civilisation et à la culture de la nation, et contre tout voleur de deniers publics ou toute personne qui s’empare d’un droit de l’État et des citoyens.

Et à rendre la confiscation obligatoire lors du jugement de telles affaires relatives aux antiquités et à l’histoire de l’Égypte, et à créer une liste appelée liste dangereuse, où serait inscrit tout voleur d’antiquités ou de documents historiques appartenant à la nation, ce crime s’élevant au rang des crimes de haute trahison envers le pays.

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