Dr Bahaa Helmy
Loading...
Articles de presse

Dr Bahaa Helmy écrit : Soutenir les opérations de déminage, une nécessité pour mener à bien les plans de développement

Dr Bahaa Helmy écrit : Soutenir les opérations de déminage, une nécessité pour mener à bien les plans de développement

La grande bataille d'El-Alamein, pendant la Seconde Guerre mondiale, a laissé derrière elle une quantité considérable de restes explosifs de guerre et de mines terrestres antipersonnel et antichars, disséminés sur de vastes étendues de terres estimées à environ 5000 kilomètres carrés.

Depuis 75 ans, l'Égypte souffre du problème des mines et de leurs effets néfastes, car elles constituent une menace grave pour la vie humaine et pour quiconque fréquente ces zones, et privent l'Égypte de la possibilité de tirer profit de sites parmi les plus riches en ressources naturelles, tels que le pétrole, le gaz naturel et de nombreux minerais, selon les rapports internationaux.

À cela s'ajoutent les pertes en vies humaines que ces mines ont causées jusqu'à présent, avec des centaines de morts et de blessés, dont certains souffrent d'invalidités importantes, notamment aux membres, et se retrouvent privés de travail, outre le coût élevé des soins et l'impact psychologique et physique qu'ils subissent..

Tout cela entrave le développement, qu'il s'agisse des dangers résultant de leur explosion et de leur incidence sur la vie humaine et de l'impossibilité d'exploiter les ressources naturelles, ou bien du blocage des investissements et de la privation de nouveaux projets.

L'Égypte a beaucoup souffert du refus des pays occidentaux de divulguer les informations et les cartes, et de leur manquement à assumer leurs responsabilités dans le déminage de ces sites, auxquels s'ajoutent d'autres obstacles tels que les changements climatiques et leurs effets sur les dunes de sable mouvantes, l'absence de routes praticables menant aux zones minées et le manque de moyens financiers, d'équipements et d'appareils électroniques nécessaires à la lutte antimines.

L'Égypte n'a cessé de lutter dans ses démarches et ses revendications auprès des États qui ont posé ces mines afin qu'ils assument leurs responsabilités, tout en incitant les Nations unies à jouer un rôle actif pour exhorter les États à fournir un soutien financier et technologique au déminage des terres égyptiennes – et les efforts du gouvernement auprès des organisations internationales ont abouti à l'adhésion de l'Union européenne au programme de déminage du Programme des Nations unies pour le développement, par l'octroi d'une subvention estimée à 4,7 millions d'euros, ce qui a contribué à dégager certaines superficies dans la ville de New Alamein et dans le gouvernorat de Marsa Matrouh.

Le coordonnateur résident des Nations unies en Égypte a salué la coopération entre l'Union européenne et le Programme des Nations unies ainsi que les efforts des forces armées égyptiennes pour dégager ces superficies, en plus de la construction d'un centre de prothèses.

Nous estimons toutefois nécessaire que ces États continuent de financer et de soutenir les opérations de déminage des superficies restantes, en raison de leur dangerosité et des besoins en financement, en technologie, en formation et en sensibilisation.

Nous estimons que l'Égypte devrait élaborer un rapport annuel coïncidant avec la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines, fixée au 4 avril de chaque année, afin de rendre public ce qui a été accompli en matière de déminage et de prise en charge des blessés, les superficies dégagées et le coût de leur déminage, en y incluant les contributions internationales apportées à chaque étape et en saluant ces efforts afin de les encourager ; d'annoncer le coût estimé des opérations de déminage et de dépollution de l'ensemble des superficies, de manière à permettre aux différents États d'en prendre connaissance en toute transparence et de déterminer leur responsabilité dans le traitement de ce dossier et de ce qu'il représente en termes de valeurs onusiennes et internationales de protection des droits de l'homme, qu'il s'agisse de la vie humaine ou du droit au développement ; de préciser les besoins requis en exhortant les États à fournir des équipements électroniques modernes, en accord avec l'esprit de détermination dont font preuve les Égyptiens pour mener à bien les plans de développement du pays et exploiter sérieusement les ressources naturelles disponibles ; et enfin de mettre à jour au fur et à mesure les informations disponibles sur le site du Service général de l'information (State Information Service) concernant le problème des mines, afin de donner une image fidèle de ces efforts et de l'ampleur du problème selon la situation la plus récente.