Exigences de sécurité pour les transports scolaires

À l’occasion de la rentrée scolaire et des précautions liées à la COVID-19, et à la lumière des leçons tirées du passé et des accidents des transports collectifs, qu’ils soient causés par les trains ou par les véhicules servant au transport des élèves de différents âges.
Le bus scolaire fait partie des moyens de transport privés, que la loi sur la circulation définit comme ceux destinés au transport des élèves ou au transport des travailleurs et de leurs familles dans un périmètre déterminé.
La loi exige que les véhicules affectés aux passagers et aux excursions remplissent les conditions de sécurité et de solidité, et les piétons comme les conducteurs doivent respecter les règles et le savoir-vivre de la circulation et se conformer aux feux, aux signaux et aux instructions des agents de la circulation et de la police.
La loi énumère les interdictions faites aux conducteurs et fixe les règles de conduite à respecter, entre autres règles.
Les conditions de sécurité et de solidité que doivent remplir les véhicules comprennent de nombreuses exigences visant à assurer le plus haut niveau de sécurité aux passagers, aux piétons et à la société tout entière, comme le respect de la charge et des conditions de fabrication, le nombre de fenêtres et leur mode d’ouverture, les marchepieds et la manière dont les sièges sont fixés au plancher du véhicule.
Et le respect des dimensions des sièges dans les véhicules de transport scolaire, des limites de largeur des allées, la mise à portée de main des poignées et d’autres exigences.
Il existe des conditions relatives à l’éclairage, aux feux de signalisation, aux catadioptres, aux avertisseurs sonores et au rétroviseur, et à tout ce qui peut vous venir à l’esprit, que cela concerne le véhicule ou son conducteur.
La loi a fixé des conditions pour les voitures particulières conçues pour neuf passagers, et il existe des exigences pour les camions et les remorques, les véhicules des personnes ayant des capacités particulières, comme on les appelle, les taxis, les véhicules de tourisme, les véhicules de pompiers, les ambulances, les véhicules hospitaliers et les corbillards....
Nous constatons que la loi a prévu les conditions de sécurité et de solidité des véhicules et de leurs conducteurs de manière générale, sans aborder les moyens technologiques modernes dont doivent être dotés les véhicules de transport des élèves ou de nos enfants ayant des capacités particulières, sans compter la nécessité de sensibiliser les conducteurs des différents véhicules aux règles de sécurité à observer lorsqu’ils circulent derrière ou à côté des bus scolaires dans les rues et sur les places.
C’est pourquoi nous appelons le législateur égyptien à revoir les exigences de sécurité que doivent remplir les véhicules de transport scolaire et leurs conducteurs, et à développer les avertissements que les conducteurs doivent respecter afin de garantir la sécurité de nos enfants et de notre société.
S’agissant du bus scolaire, il doit être équipé de nombreux dispositifs, comme le GPS, et d’un contrôle de la vitesse, soit par un limiteur de vitesse mécanique, soit par un contrôle électronique assurant le suivi et le guidage des véhicules et de leurs conducteurs, à l’instar des autocars de tourisme.
Équiper les bus de transport scolaire de caméras intérieures et arrière pour détecter tout élève endormi ou tout objet oublié, en les inspectant soigneusement, et pour surveiller l’arrière et les côtés en complément des rétroviseurs ; munir les sièges de ceintures pour les élèves ; et prévoir des vitres en verre qui ne vole pas en éclats.
Et que chaque bus dispose de plus d’une issue, avec la possibilité de l’équiper d’une rampe d’accès pour les personnes ayant des capacités particulières et leurs fauteuils roulants, et d’un bras électronique portant un signal d’avertissement invitant les conducteurs situés derrière et autour du bus à la prudence pendant la traversée des élèves, avec une commande centralisée des portes par le conducteur pour empêcher les enfants de les manipuler.
Quant au conducteur du bus scolaire, ses examens doivent comprendre un test psychologique et neurologique et une mesure de sa stabilité émotionnelle, de son sens de la sécurité et de son humanité, à intervalles réguliers, pour s’assurer de sa compétence et de ses capacités.
Il importe aussi de mettre en place des programmes de sensibilisation et de formation des conducteurs, en particulier des chauffeurs de microbus, qui sont à l’origine de comportements contraires au bon goût, à l’art et à l’éthique de la conduite, avec leurs manières de voyous inacceptables.
Dès lors, aucune nouvelle école ne pourrait être autorisée qu’en conformité avec les nouvelles exigences de sécurité, une (période transitoire) étant fixée pour permettre aux écoles, instituts et universités existants de se mettre en conformité, et tout contrat futur avec des véhicules, bus ou microbus ne remplissant pas les conditions de sécurité et de solidité proposées serait interdit.
