Qu’est-ce qu’un appareil sans fil ?

Dr Bahaa Helmy :
On pourrait croire que les appareils sans fil sont ceux qu’utilisent les institutions de sécurité des différents pays du monde, mais en vérité la plupart des habitants de la planète utilisent de tels appareils. Et aucun foyer n’en est dépourvu.
Les appareils sans fil sont ceux qui utilisent des communications et des signaux sans fil, comme (les téléphones mobiles – les ordinateurs et les tablettes connectés à Internet (WI-FI) – les systèmes (GPS) des voitures et des différents véhicules – les caméras de surveillance, les téléviseurs et les haut-parleurs connectés à Internet, ainsi que les appareils ménagers et l’éclairage connectés, entre autres), qui fonctionnent selon le système (LOT), abréviation de l’Internet des objets, dont la promotion a commencé en 1990.
Dans ce système, il est possible de le commander à distance, d’allumer ou d’éteindre les appareils ménagers et de commander l’ouverture et la fermeture de la porte du logement depuis le téléphone mobile via Internet.
En outre, tous les moyens de communication sans fil à courte ou longue portée qui fonctionnent par Internet, comme ceux utilisés dans certaines institutions, entreprises et usines, ou dans les centres commerciaux et les marchés, et jusqu’aux talkies-walkies jouets d’enfants qui émettent et reçoivent par le Web, sont tous des appareils sans fil.
Et dans le monde des technologies de la communication où nous vivons aujourd’hui et vivrons demain, tous les appareils dont les individus ont besoin fonctionneront peut-être tous .(ON LINE)
Il existe un autre type d’appareils qui fonctionnent sur des fréquences au moyen de réseaux de communication dans une zone géographique déterminée, comme les radios et les appareils de communication tels que (les talkies-walkies) à courte ou longue portée, dont beaucoup sont vendus en magasin et sur les sites de commerce en ligne et ne nécessitent aucune licence.
À la lumière de l’explosion des appareils (PEGERS), les bipeurs : le bipeur est un petit appareil doté d’un écran qui reçoit des signaux textuels (écrits) ou une alerte sonore pour son porteur ; il sert généralement à appeler des médecins ou certaines personnes, ou à les avertir de contacter la source par téléphone, par exemple, et ces appareils fonctionnent par Internet.
Et le lendemain, les appareils de communication fonctionnant par radiofréquence ont explosé, blessant leur utilisateur, leur porteur ou les personnes proches ; c’est un événement sans précédent et surprenant, et quels que soient les moyens et les méthodes ayant permis de faire exploser ces appareils fonctionnant par Internet ou par fréquence, c’est l’annonce d’une des formes de la cyberguerre (guerre électronique), dont l’effet ne diffère pas de celui de la technologie des drones, y compris des drones suicides.
Mais il y a une différence fondamentale dans ces explosions : la mise en place ou l’introduction d’une matière explosive à l’intérieur de ces appareils ; il est vrai que certains téléphones mobiles peuvent provoquer des incendies ou des blessures du fait de l’explosion de batteries
et de chargeurs de mauvaise qualité, mais les explosions qui ont frappé les Libanais résultent du piégeage des appareils et de leur déclenchement à distance par l’esprit du démon électronique qui a planifié, préparé, équipé, fait exploser et tué.
Ce qui nous oblige à tirer parti de ces leçons meurtrières en renforçant les mesures de sécurité pour tous les moyens de communication sans fil et ceux qui fonctionnent par fréquence dans tout le pays, selon deux axes : le premier est un examen minutieux par des spécialistes à leur entrée dans le pays, que ce soit par fret ou dans les bagages des voyageurs, sans se contenter des détecteurs d’explosifs ; les batteries et les moyens de recharge doivent être examinés avec soin, et leurs circuits de manutention dans les chaînes d’approvisionnement jusqu’au port d’arrivée doivent être retracés, avec l’obligation de présenter un certificat d’origine garantissant que les appareils ne présentent aucun danger d’explosion, ainsi qu’un certificat de mouvements, délivré par les ports de transit jusqu’à l’arrivée, attestant qu’ils n’ont pas été trafiqués.
Et le second axe : mener des campagnes spécialisées pour contrôler tous les appareils de ce type proposés dans les magasins, inviter tous leurs utilisateurs à les faire étalonner moyennant une modeste redevance, et ne les vendre que sur licence, en fixant des règles et des instructions générales pour leur commercialisation en ligne ou leur circulation. Le but n’est pas d’effrayer mais de sensibiliser, de protéger, de tirer les leçons des expériences passées et de se garder de la perfidie des gens du mal.
